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LA CONTREBASSE

archet et autres virtuosités

 

Au 16e siècle, elle mesurait jusqu'à 3 mètres de haut. Une taille respectable pour «la grand-mère» – c'est ainsi que les musiciens la surnomment depuis les années 1950, probablement à cause du rôle qu'elle tenait dans un disque de pédagogie musicale de l'époque. Elle pourrait aussi s'appeler «l'éléphant», puisqu'elle le représente avec majesté dans le Carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns.

Il n'y a pas 36 manières de tenir l'archet de la contrebasse, il y en a deux (et les autres instruments à archets n'en ont qu'une): la tenue d'archet français, qui est celle des violoncellistes.

Et la tenue d'archet allemand, par en-dessous, comme pour la viole de gambe. Mais aujourd'hui, les musiciens de jazz jouent souvent en pinçant les cordes, en pizzicato, ou en les tapant (tap, slap).

Appelée violone quand elle désigne, en musique ancienne, l'instrument qui sonne une octave plus bas que le violoncelle, la contrebasse s'exprime d'une voix grave, émouvante, acoustique ou électronique, parfaite dans l'orchestre aussi bien qu'en soliste. Si Bottesini était surnommé au 19e siècle «le Paganini de la contrebasse», nos références contemporaines sont entre autres Charles Mingus (jazz), Renaud Garcia-Fons (world-jazz, sur une 5 cordes), Popol Lavanchy (jazz, improvisation libre).